Huaraz : ville terne, sans particularités, entièrement reconstruite après le tremblement de terre. On est ici pour rencontrer le directeur de l'INRENA ,René Valencia, dont on entend parler depuis un certain temps ( c'était notre seul contact avant le départ...et encore).
Il nous a préparé une petite conférence sur le parc national du Huascaran. C'est intéressant et ça permet de confronter l'officiel au non-officiel ( agriculteurs...).
On parle un certain temps de l'usine hydroélectrique qui pompe l'eau de la laguna de paron. Ce lac d'altitude est en train de perdre de son volume. En effet, le glacier qui l'alimente se fait de plus en plus petit, l'eau est pompée en continu afin de faire tourner les turbines.
Selon le maire de Caraz que l'on a rencontré deux jours auparavant, c'est un désastre. L'usine a été créée avant la création du parc, elle est donc toute a fait légale. Mais elle ne respecte pas ses quotas. Au lieu d'utiliser un débit de 4m3 secondes, elle utilise 10m3!
Selon Rene, on pompe l'eau de ce lac car la nappe menacait de s'effondrer et d'inonder la vallée...
Ce problème sera également abordé avec la personne qui travaille pour l'ONG Institut de la Montagne que l'on rencontre à Lima. Elle nous explique que ni l'un ni l'autre n'ont tord...
Qui croire???
Les exemples de ce type sont nombreux. A santa cruz, la ou on a rencontré les "hippies" ou plutot personnes en marge de la société!, on nous avait dit que le parc n'avait aucune volonté de discuter avec eux pour faire les choses ensemble, qu'il les délaissait ( les agriculteurs et habitants de la zone d'amortissement). Rene nous a dit que cette communauté vit du tourisme et que les dollars leur servent a boire et qu'ils sont tous alcooliques donc qu'on ne peut pas discuter avec eux. La fille de l'ONG nous a dit que les hippies avaient raison...
Retour à Lima dans le meme bus qu'a l'aller... à croire qu'il n'y en a qu'un. Il n'a pas changé d'odeur ( on s'en réjouit d'avance). On arrive un peu mieux a dormir car on a prévu tout l'équipement : gateaux, sac de couchage...
et qu'on est certainement encore plus fatigués.
A Lima, on file vers notre hotel ou l'on a passé déjà du bon temps , à Barranco. On est heureux de savoir qu'on atterit la, car l'ambiance est super agréable, le patron charmant, on est vraiment bien accueilli, malgré le fait qu'on arrive à 5h du mat à l'hotel... "l'homme a tout faire" nous ouvre la porte, on l'a réveillé mais il n'a pas quitté son " hola, que tal?" malgré l'heure.
On hésite un moment : est ce qu'on peut aller dormir une heure, est ce qu'ils vont nous faire payer la chambre pour la fin de nuit? Et la fatigue gagne sur la réflexion...
Lendemain, derniers achats de souvenirs dans Miraflores, on maîtrise maintenant les lignes de bus qui ne sont pas définies. J'adore les bus, tout est anarchique, rien n'est prise de tete, les bus s'arretent ou on veut, nous prennent ou on veut, la déco est typique... bref j'adore. C'est pas comme ça pour le tram en France. Je crois que c'est ce qui me manquera le plus une fois rentrée... ces bus ont tellement de charme!!!!
Dernier jour, nostalgie , quand tu nous tiens.
Dernière soirée mémorable. Après nous avoir offert ses fameux coktails au pisco, le patron décide de nous emmener dans un restau ou il dit, on mange les meilleures brochettes de poulet et les meilleurs arroz con mariscos de la côte! Après une petite entrée : ceviche de pescado ( hum!!! je suis vraiment fan, j'aimerai bien savoir le cuisiner, qui a la recette?), les brochettes de poulet s'avèrent etre d'une tendresse déroutante. On se lèche tous les doigts à la fin du repas...tout cela bien sur agrémenté de cusquena et de cristal , les bieres du pérou ( on a pas accroché a l'inca cola, si ce n'est pour les t shirt!!!)
La soirée est sympa, certains décident d'aller bailar, mais on sait tous que demain c'est le départ... et qu'on a 36h de voyage et un décalage horaire à subir.
27 avril 2007 : Arrivée Madrid : 10h de transfert.
Petit tour par la plaza mayor, le palais de la reina sofia, un café qui propose du lomo saltado ( sos, on sature...)
ça m'a rappelé des vieux souvenirs de collège, quand j'étais venue avec ma classe...
Et voila, arrivée a paris. Fini. On se sépare tous à l'arrache, on a tous loupé nos trains a cause de l'heure de retard ( on ne reprendra plus air comet, c'est décidé)...
INOUBLIABLE
et enfin pour finir..; commander des plats à 14, c'est un peu la galère. On a fini par opter par le " qui veut ça ?" c'est a dire le levé de doigt!
On a décidé que la cuy, c'était pour aujourd'hui. Malheureusement,
Arequipa n'est pas la ville spécialisée dans ce met fabuleux : le cochon d'inde grillé.
