Eco Ecuador au Pérou

Dimanche 27 mai 2007
La fin du voyage approche... Guilhem et Jim nous ont quittés hier soir. Le temps a passé si vite...

Huaraz : ville terne, sans particularités, entièrement reconstruite après le tremblement de terre. On est ici pour rencontrer le directeur de l'INRENA ,René Valencia, dont on entend parler depuis un certain temps ( c'était notre seul contact avant le départ...et encore).
Il nous a préparé une petite conférence sur le parc national du Huascaran. C'est intéressant et ça permet de confronter l'officiel au non-officiel ( agriculteurs...).

On parle un certain temps de l'usine hydroélectrique qui pompe l'eau de la laguna de paron. Ce lac d'altitude est en train de perdre de son volume. En effet, le glacier qui l'alimente se fait de plus en plus petit, l'eau est pompée en continu afin de faire tourner les turbines.
Selon le maire de Caraz que l'on a rencontré deux jours auparavant, c'est un désastre. L'usine a été créée avant la création du parc, elle est donc toute a fait légale. Mais elle ne respecte pas ses quotas. Au lieu d'utiliser un débit de 4m3 secondes, elle utilise 10m3!
Selon Rene, on pompe l'eau de ce lac car la nappe menacait de s'effondrer et d'inonder la vallée...
Ce problème sera également abordé avec la personne qui travaille pour l'ONG Institut de la Montagne que l'on rencontre à Lima. Elle nous explique que ni l'un ni l'autre n'ont tord...
Qui croire???

Les exemples de ce type sont nombreux. A santa cruz, la ou on a rencontré les "hippies" ou plutot personnes en marge de la société!, on nous avait dit que le parc n'avait aucune volonté de discuter avec eux pour faire les choses ensemble, qu'il les délaissait ( les agriculteurs et habitants de la zone d'amortissement). Rene nous a dit que cette communauté vit du tourisme et que les dollars leur servent a boire et qu'ils sont tous alcooliques donc qu'on ne peut pas discuter avec eux. La fille de l'ONG  nous a dit que les hippies avaient raison...

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Puente de los suspiros a barranco
Retour à Lima dans le meme bus qu'a l'aller... à croire qu'il n'y en a qu'un. Il n'a pas changé d'odeur ( on s'en réjouit d'avance). On arrive un peu mieux a dormir car on a prévu tout l'équipement : gateaux, sac de couchage...
et qu'on est certainement encore plus fatigués.
A Lima, on file vers notre hotel ou l'on a passé déjà du bon temps , à Barranco. On est heureux de savoir qu'on atterit la, car l'ambiance est super agréable, le patron charmant, on est vraiment bien accueilli, malgré le fait qu'on arrive à 5h du mat à l'hotel... "l'homme a tout faire" nous ouvre la porte, on l'a réveillé mais il n'a pas quitté son " hola, que tal?" malgré l'heure.
On hésite un moment : est ce qu'on peut aller dormir une heure, est ce qu'ils vont nous faire payer la chambre pour la fin de nuit? Et la fatigue gagne sur la réflexion... 

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Lendemain, derniers achats de souvenirs dans Miraflores, on maîtrise maintenant les lignes de bus qui ne sont pas définies. J'adore les bus, tout est anarchique, rien n'est prise de tete, les bus s'arretent ou on veut, nous prennent ou on veut, la déco est typique... bref j'adore. C'est pas comme ça pour le tram en France. Je crois que c'est ce qui me manquera le plus une fois rentrée... ces bus ont tellement de charme!!!!

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Dernier jour, nostalgie , quand tu nous tiens.
Dernière soirée mémorable. Après nous avoir offert ses fameux coktails au pisco, le patron décide de nous emmener dans un restau ou il dit, on mange les meilleures brochettes de poulet et les meilleurs arroz con mariscos de la côte! Après une petite entrée : ceviche de pescado ( hum!!! je suis vraiment fan, j'aimerai bien savoir le cuisiner, qui a la recette?), les brochettes de poulet s'avèrent etre d'une tendresse déroutante. On se lèche tous les doigts à la fin du repas...tout cela bien sur agrémenté de  cusquena et de cristal , les bieres du  pérou ( on a pas accroché a l'inca cola, si ce n'est pour les t shirt!!!)
La soirée est sympa, certains décident d'aller bailar, mais on sait tous que demain c'est le départ... et qu'on a 36h de voyage et un décalage horaire à subir.

27 avril 2007 : Arrivée Madrid : 10h de transfert.
Petit tour par la plaza mayor, le palais de la reina sofia, un café qui propose du lomo saltado ( sos, on sature...)
ça m'a rappelé des vieux souvenirs de collège, quand j'étais venue avec ma classe...

Et voila, arrivée a paris. Fini. On se sépare tous à l'arrache, on a tous loupé nos trains a cause de l'heure de retard  ( on ne reprendra plus air comet, c'est décidé)...

INOUBLIABLE

et enfin pour finir..; commander des plats  à 14, c'est un peu la galère. On a fini par opter par le " qui veut ça ?" c'est a dire le levé de doigt!


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- Par justine
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Samedi 26 mai 2007

Les-Iles-Ballestas--19-.JPG

Paracas, c'est là ou se trouve la seule réserve nationale du littoral. 
A Pisco, comme d'habitude, toutes les agences de tourisme se sont précipitées sur nous..14 européens, ça passe pas inapercu, surtout en période creuse. Tout est bon pour nous appater. Surtout nous faire croire qu'on va pouvoir dormir dans la reserve dans le local reservé aux chercheurs...
Que des mitos... On s'est fait jeté à l'entrée de la réserve... personne de nous attendait et personne ne voulait de nous. Pourtant on avait téléphoné avant d'arriver... en plus de cela, les taxis nous ont arnaqués.

On a trouvé des gens gentils à l'embarcadère qui nous ont emmené dans un petit hotel pas cher... ou il ne restait que 10 places pour 14...  et des voisins plutot bruyants : ils sont rentrés de soirée à 5h30 du mat et on mis de la salsa volume maximum !!!!
C'était l'anniversaire de Guilhem 25 ans, on l'a fêté dignement au Pisco sur la plage et sur le toit de l'hotel. C'était assez comique; On commence à être tous tres fatigués.

Paracas--4-.JPG


Le lendemain le programme était: 
- aller rencontrer l'INRENA à la réserve ( ceux qui nous avaient jeté la veille) . On a donc pris un taxi à 9, oui c'est jouable, surtout au Pérou. Meme qu'on a pas payé notre entrée dans la réserve... le taxi a passé la barrière sans s'arreter ( volontairement, car on le voyait regarder dans son retro alors qu'il accélérait!!!)
On a réussi à nous entretenir avec la directrice de l'INRENA  de ce parc... c'est dingue ce qu'il est facile de parler à des responsables dans ce pays... en France, ça aurait pris des jours, il aurait fallu téléphoner avant...

CIMG21401.JPG

 

 
- l'autre partie du groupe est partie sur les iles ballestas. Apparement c'était beau. Camille n'a pas vu beaucoup le paysage car elle était malade et a dormi tout le trajet. Les iles ballestas sont des iles qui abritent des milliers d'oiseaux, de phoques... et qui sont recouvertes de guano, super engrais exporté en Europe.

Et vu l'accueil que l'on avait eu, on a raccourci notre séjour. Départ de Paracas pour Lima puis Caraz.

Caraz--1-.JPG


Bus pourri entre Lima et Caraz. J'ai jamais vu un bus qui puait autant. Les fenetres s'ouvraient toute seules. On montait en altitude. On a tous passé une mauvaise nuit, à greloter et à fermer les fenetres toutes les 5 min en pensant que c'était notre voisin qui l'avait ouverte...
Au réveil, on traverse les villages qui ont été dévasté et recouvert de boues lors du tremblement de terre de 1973. 
On arrive enfin à Caraz, dans le seul hotel qu'on avait réservé avant de quitter la France. C'est une magnifique auberge deux étoiles, avec patios intérieurs, cuisine, chambres spacieuses et propres. Grand luxe pour nous, on peut meme dormir dans les draps et non dans notre sac de couchage! oua.
La vue des toilettes est imprenable : on voit un des fameux glaciers de la Cordillère des Andes qui sont menacés de disparition ( 70% des glaciers tropicaux se trouvent au Pérou).

Caraz--4-.JPG


Bref, au programme, repos, quinche, repos... 
On attend en fait le guide de haute montagne qui n'arrive que demain...
Caraz est un petit village non touristique. Ca nous fait du bien de ne pas etre harcelé par les agences de voyage et les enfants qui nous demandent de l'argent.

Le lendemain , le guide arrive. Et la le programme devient un peu plus intense. Il a déjà prévu de nous emmener au centre de traitement des déchets expérimental, le premier centre de ce type dans le nord du pérou. Avant qu'il existe, les gens jetaient leur poubelle dans la rivière, c'était tout a fait naturel pour eux. Il faut dire qu'avant de faire attention à l'environnement, les gens ont la préoccupation de se nourrir. Les priorités ne sont pas les memes.

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Trajet dans la remorque d'un camion

L'apres midi, on visite un élévage de cuyes ( cochon d'inde) destinés aux restaurants. Original!
Puis, trajet dans la benne d'un camion et on arrive à la ferme tenue par 5 ingénieurs. Autant dire tout de suite qu'ils doivent rouler sur l'or. Ils ont la technique et exporte leurs produits, principalement en Espagne.
L'ingénieur qui nous fait visiter ne fait pas confiance à mon espagnol, pourtant pas si mauvais que cela. Il ne voit que par Alfredo ( normal, il est bilingue ) et dès que j'entame une phrase, il appelle alfredo à la rescousse, sans meme m'avoir écouté..; il est nul!!!!
ça m'a vexé...!

Un détail qui nous marque... la traite est faite à 15h30 de l'aprem, en plein cagnard. Ils mettent les pots à lait dans un bassin d'eau froide pour les conserver jusqu'a la traite du lendemain matin. Et c'est seulement le lendemain matin qu'ils redescendent le lait à la ferme...et que vivent les bactéries!!!!
 
Bon la suite, je n'ai pas fait grand chose. ça y est, la turista m'a frappée. On dirait plus une intoxication alimentaire : j'ai fièvre, courbatures, les symptomes de la turista toute la nuit et je ne peux plus quitter mon lit. J'y reste 2 jours d'affilée. Et ma premiere tentative pour remanger s'achève aux toilettes...
Pendant ce temps là , les autres ont rencontré des agriculteurs hippies et c'était plutot marrant parait-il.

Voila, on va quitter notre auberge pour huaraz, une ville qui est à 80km, je ne me sens pas encore tres sure de moi.

ci dessous : départ pour "el ombu," centre de traitement des déchets, puis el ombu. En dessous, exploitation fermière de pro au milieu d'un paysage de folie et départ de caraz ( embrouille avec les colectivos car on n'a pas respecté leur tour de role...)

ci Caraz--15-.JPG Caraz--57-.JPG D--part-de-Santa-Cruz--1-.JPG DSCN32011.JPG

 

- Par justine
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Samedi 26 mai 2007
Nuit dans une auberge de jeunesse bien sympatique. Le patron parle français avec un accent , on dirait anglo-belge... Il a décidé de tenir des auberges de jeunesse en amérique du sud. Cela fait 1 mois qu'il est là, et il repart dans 1 mois vers une autre destination. C'est un peu le bon plan.

Le matin, on part en quête d'un petit déjeuner. On en trouvera un, mais peu commun. Cela fait dejà plus de 10 jours qu'on est là, et pour le moment on a mangé que des déjeuners continentaux. Cette fois, on se paye pour 50centimes d'€ un vrai repas : rognon sauté, riz, pain ,thé , frites... original. mais étonnament bon et plaisant. On ne reprendra plus de petits déjeuners français!!!!

Ensuite , on part à la découverte de la ville blanche...les rues ont du charme, les magasins sont colorés, beaucoup de petits boui boui à souvenir... ou chacun d'entre nous trouvera son bonheur.

p--rou-136.jpg On a décidé que la cuy, c'était pour aujourd'hui. Malheureusement, Arequipa n'est pas la ville spécialisée dans ce met fabuleux : le cochon d'inde grillé.
On cherche un moment avant de s'adresser à la police locale ( sur représenté, il y a des policiers à tous les coins de rue)... ils nous indiquent un restau, il faut y aller en taxi, meme le taxi ne sait pas ou c'est...on espere que c'est pas un guet-apan.

En fait, c'est un restau de quartier, il n' y a meme pas de plaque pour l'indiquer, ça ressemble à une auberge... on est 8... et c'est parti! on se régale, la peau grillée est délicieuse, peu de viandes mais elle a un gout particulier que nous apprecions tous. On passe vraiment un bon moment.

Retour en ville. On décide d'aller dans les quartiers populaires, pour quitter un peu le coin over touristique.Le marché artisanal ou l'on trouve de tout ( chapeau, viande, fruits et légumes, vetements, radio, ...) est impressionant. On se laisse entrainer dans les nombreuses allées, en s'exclamant devant chaque stand. Apparement , c'est bondé de voleurs. Les gens nous préviennent, un policier nous empeche meme de descendre une rue et nous escorte gentiment jusqu'a la rue principale... on fait pas trop les fiers.
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Retour sur la magnifique place, ou tout arequipa semble etre descendu pour profiter de la tiédeur du soir. Notre bus pour paracas part dans 1h... encore 10h de bus pour changer. Mais ce sera toujours mieux que les 21h!!!

Voyage agréable, paysages grandioses. On traverse à présent un désert, on se croirait sur une route au texas ( je n'ai jamais été au texas, mais j'imagine en fonction des publicité de voiture qui y sont tournées!!!) Sur notre gauche , un volcan vient de rentrer en éruption, le volcan Ubinas

Ubinas (Pérou)
Le 15 avril, deux importants nuages de cendres ont été observés au-dessus du volcan. Le 18 avril, les autorités auraient demandé aux habitants de Querapi (à 5 kilomètres du volcan) d’évacuer la ville.

Apres 8h de trajet, le soleil se lève sur les collines de Nazca. Je suis à l'avant du bus au 2eme étage, j'ai une vue imprenable sur l'horizon. Et la, tout d'un coup, j'aperçois un avion en face de nous, il descend descend descend, il est sur la route à présent. On est toujours dans le bus qui freine brusquement. Je m'accroche à mon siege, mon coeur bat à 100 à l'heure. Je vois mes dernieres minutes arriver. Je crois vraiment que c'est la fin. L'avion n'est plus qu'à 50m de nous et ... il redecolle!
Soupir de soulagement de l'ensemble du bus. On a eu chaud. 
On apprend par la suite que cet avion est l'un de ceux q'utilise les touristes pour observer les lignes de Nazca et que ce genre d'avion aime bien s'amuser et faire un peu de voltige. 
Tout de meme, grosse frayeur!
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Arrivée à Pisco dans la matinée. Encore sans hotel. On part pour Paracas et sa réserve nationale marine peu apres. La route que l'on prend est cernée d'industries de transformation de poissons. On a pas encore revu l'océan mais on le sent.

- Par justine
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